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[ Japoniaiseries ] Des choses useless mais tellement bonnes... ^^ |
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desu Habitué des lieux

 Nombre de messages: 56 Age: 22 Localisation: Vierzon Paris desu Date d'inscription: 31/05/2007
 | Sujet: Inauguration-desu Jeu 31 Mai - 23:25 | |
| Bon, ben je sais que j'suis pas le seul a écrire sur ce forum, mais bon, je commence hein...-desu J'ecrit dans le train surtout, mais assez regulierement depuis pres de cinq ans maintenant-desu. Recement, j'ai fini ma troisieme réecriture de roman et je commence mon nouveau bouquin-desu. Pour l'exemple, un petit extrait -desu: Extrait de conscience retranscrite d’apres les relevés neurochimiques du defunt Eric Courmerinne.
Je suis allongé sur le divan trop epais de mon psychanaliste, et je m’enfonce petit a petit tandis que la chaleur de mon corps ramollit le molletons sous mes soixante dix kilo. Je suppose qu’il m’ecoute, mais rien ne me viens alors que je suis la, etalé de tout mon long comme un corps dans une morgue, prêt a etre enteré, peut etre meme ouvert, pour retrouver quelque balle et un morceau de verre. Je me redresse et m’assied sur le divan, de travers. Je jete un œil au psy, et je crois qu’il n’as meme pas fait attention a mon geste. J’avait souvent entendu parler qu’une relation de confiance doit s’etablir entre le psy et son patient. La, je me sent plus comme un client. Juste a cette pensée, il me regarde droit dans le yeux, l’air etonné : -Je vous ecoute vous savez, ne soyez pas timide…Il a une voix tres profonde, j’ai l’impression qu’il y a de l’echo dans ses paroles, mais non, c’est juste la profondeur de son ton. Je le regarde attentivement mais tres rapidement. Ile st tres beau. Il est noir, et vraiment tres sombre, son regard blanc eclaire tout le reste de son visage et lui donne une force illusoire. Derriere ses lunettes a bord épais, mon psy me fixe, puis regarde un instant par la fenetre, tres rapidement. Qu’as t’il vu, personne ne le saura surement jamais. A part lui, et son psy. Et je ne pense pas que mon psy se fasse psychanalyser. Il s’appelle Felix Raisonné. Je murmure : -Je ne sais pas trop par ou commencer… -Et bien…que faisiez vous a Paris « ce jour la ». Il est gentil ce psy, il sait que la simple evocation de la date ne plait pas, alors il evite. -Je..j’etait a Paris pour voir de la famille. Ma fille. Je devais lui faire une surprise. Elle été partie depuis un certain temps de la maison et.. -Quel age avait votre fille ? -Dix-sept ans, a peine. Mais elle etait tres mure pour son age. -Une surdouée ? Etudiante a cet age, c’est rare de nos jour. -Oh, non non, elle n’etait pas etudiante. Elle était Volontaire. Vous savez… -Je sais oui…Vous pratiquez ? -J’ai essayé, justement, j’y reviens. Donc ma fille etait montée a Paris, pour aider a organiser le meeting des Volontaire, apres le salon de l’Agriculture, « ce jour la ». Je tousse toujours un peu, presque une habitude, quand je parle de ce jour. Je repris. Elle avait decouvert tout ca au lycée, et elle était assez emballée. Nous ne nous inquitions pas avec sa mere, car elle avait toujours eu du mal a se faire des amis, elle étiat tres timide, alors la voir avec tout ses gens, parler devant tout le monde, faire des discours, ca nous faisait vraiment tres plaisir. -Vous avex rencontré d’autre parents de Volontaire ? -Non, j’aurais bien aimé c’est vrai, mais vous savez ce que c’est, je me met tout juste a utiliser Internet, alors de la a controller la réalité, j’ai encore un peu de mal a réliser. Et vous savez comme ca marche… -Oui… « Il ne faut pas y croire, il faut savoir qu’on peut le faire » -« Il ne faut pas y croire, il faut savoir qu’on peut le faire ». J’avait dit la phrase en meme temps que lui, et un petit rire de sa part me surpris. Moi, je n’etait pas vraiment d’humeur a sourire. Je repris. C’est elle qui a pondu ce slogan vous savez, pour vous dire comme je suis fier. -Que fait elle aujourd’hui, votre fille ? -Ohla…Je ne sais pas trop. Elle a perdue une de ses amies « ce jour la » et ensuite, elle est partie au quatre coin du monde, comme un peu tout les Volontaire a ce moment la. Pour réequilibrer le monde apres la fin des Etats Unis. -Oui, ce furent six mois incroyable. -Je crois que c’est ce qui a convaincu le monde…Il ont reussi ce que tout le monde pensait impossible, mais vraiment impossible. Il ont retabli une economie stable, ils ont evité une guerre mondiale, et au passage il ont reglés quelque probleme de faim dans le monde et de maladie. Et meme apres cela…Pensez, nous avons craint le SIDA, les cancers, nous qui avons donné pour Handicap International. Et pourtant, il reste tant a faire, eux meme le disent… -Revenons a votre fille. -Ah oui…Je l’ai vu a Noel dernier, elle a annoncée qu’elle attendait un enfant, mais elle n’as jamais voulu dire qui etait le pere. Un suedois, qu’elle aurait rencontré pendant ses voyages. La petite doit etre née d’ailleurs, a l’heure qu’il est…On a un peu perdu le contact, comme tout le monde…Je suis un peu perdu j’dois dire… -Comme tout le monde…J’ai moi-même des amis qui ont vu leurs deux enfant partir la bas, et ils n’ont plus de nouvelles. Une carte pour les fetes et voila…Il faut vous rendre compte que.. -Je me ernd tres bien compte..Je lui coupais la parole. Je sais que ca as été une revolution sans precedent. Je sais tres bien que nous avons encore plus a decouvrir en nous meme que dans l’espace. Mais ma fille me manque, comprenez le. Je n’ai jamais eu beaucoup de famille et a aprt ma femme et ma fille, je n’ai pas grand monde avec qui feter Noel, et encore moins boire un coup le week end. J’ai peu d’amis, peu de collegue. -Vous etes ecrivain c’est ca ? -Redacteur, j’ecrit des edito pour plusieurs journaux tres specialisé, chasse au tresors, ufologie et tout ca. C’est une vieille passion chez moi. -Je vois…Et votre femme, comment prend elle tout ca ? -Elle prend ca tres bien. L’expression « prend ca » sonanit faux pour moi. Je toussa pour cacher cet instant de reflexion innopiné. Elle a beaucoup aimé le fait d’etre grand mere, et elle appelle souvent ma fille pour prendre des nouvelles. Mais comme ma fille voyage beaucoup, on n’est pas tres au courant. Au niveau de la volonté, elle arrive a quelque chose en cuisine, mais pas grand-chose. Pourtant elle tiens ma maison en ordre, et je me doute que la volonté a y voir un peu. Elle s’en sait capable, alors pourquoi s’en priver. Moi-même j’arrive a laver ma voiture, vous imaginez ca. -Oui, j’imagine tres bien. -Un jour il vous faut un sceau, du detergent et une des heures de brossages, et la lendemain, vous decollez la crasse la plus incrustées d’une seul coup d’œil. J’ai encore du mal a y croire. -Revenons a Paris… -Bien…J’etait a Paris pour voir ma fille apres le meeting. J’etait allé faire un tour en milieu d’apres midi, mais je ne l’ai pas vu. Elle devait etre tres occupée, j’en suis certain. Et puis, je ne l’avais meme pas prevenue que je viendrai. -Racontez moi votre journée…enfin, apres votre depart du meeting. -Et bien…Je suis ressorti un peu depité, je suis allé prendre un truc dans un fast food et j’ai ecumé les bouquiniste au hasard, pour trouver quelque ouvrages amusants. Mais aussi pour mon travail. Et en debut de soirée, vers dix-neuf heure, je me suis mis en route vers le meeting, en metro. Et apres tout est flou. -Quelle ligne ? -Pas la cinq, ni la 11, malheureusement. J’ai tout pris. Ca devait etre la 12, je crois. Bref, je fais partie de ceux que l’explosion a piegé dans le metro. -Vous vous en etes sorti. -Des fois, je me demande comment. Ca me parait impossible. Ce fut un tel chaos apres, tout le monde courait partout, il pleuvait du sang, il y avait de la boue rougeatre qui degoulinait des murs, des gens qui pendant au fenetre, de temps en temps une explosion. -Je n’y était pas, ca a du etre terrible… -C’est un tableau de cauchemar. Je suis sortie du metro par un tunnel de secours et j’ai tout de suite pensé a ma fille. Puis a ma femme. Je vous dit, aucun de ses souvenir n’est sure, j’ai l’impression que tout était flou. -Brumeux ? -Non, vraiment comme une image flou, qui pourrait etre plusieurs chose. J’ai pris une rue, mais pas moyen de discerner laquelle. Je suis arrivé a une gare, j’ai pris un train, mais une fois encore, je ne sais pas lequel. Et apres, je me souviens m’etre endormi dans le train. Voila la pire journée de ma vie… -Vous n’avez pas été bléssé ? -J’ai avalé beaucoup de pousiere dans les tunnel, mais non, je n’ai pas eu de grave probleme... -Et les autres, vous n’avez croisé ou aidé personne dans le metro, dans les tunnels… -Je dois vraiment en parler…docteur… -Ce serai vraiment bien, pour vous… Je pris une grande inspiration, le yeux me piquait, j’avais le ventre tordu en mille nœud. -J’etait dans le dernier wagon de la rame, j’avais pris mon changement de justesse. Et tout le monde autour de moi me pressit, de leur regard, de l’ambiance. Tout presageait a un destin fun este, tout le monde savait qu’il allait se passer quelquechose de grave. Et puis, le meeting avait un peu stressé tout le monde, on avait tous vu les image de Vierzon ravagée. Et tout a explosé. -Oui, on ne sait toujours pas vraiment comment… -Ce n’est pas important. Dans le tunnel, j’ai entendu une explosion puis une autre. Et puis le tunnel a commencé a s’ecrouler. J’ai entendu le tunnel s’effondre au devant de moi, et surtout la foule qui criait, en crescendo, etouffé par les wagons. Et puis mon wagon a commen…Je tousse un coup…A commencé a se compressé sous la masse de terre qui l’ecrasait, en se rapprochant de moi a une vitesse folle. Je me dit, c’est la fin. Et tout s’arrete. Puis un bruit.Je suis dans une cavité, l’extremité de la rame ne s’est pas ecrasé sur moi. Je me leve tout doucement, et j’arrive a sortir en forcant la porte. Et de la, je trouve un tunnel de sortie et je sort. Je laisse derriere moi surement deux ou trois cent cadavre enterré vivant, peut meme certain son encore vivant, la tete coincé entre deux pli de metal et le bide perforé par quelque barre ou la veille, un enfant se tenait. Je tousse a nouveau. -Bravo…Je releve la tete étonné, sa voix était tres chaude tout a coup.Vous avez reussi a tout raconter. -Merci…On peut s’arreter la… -Oui, c’est l’heure c’est vrai…
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|  | | Alf Mais c'est qu'il s'attache!

 Nombre de messages: 197 Age: 18 Localisation: C'est quoi une loque à Lisation ? O_o Date d'inscription: 19/04/2007
 | Sujet: Re: Inauguration-desu Dim 3 Juin - 17:34 | |
| Et dire que ça arrive tous les jours... |
|  | | desu Habitué des lieux

 Nombre de messages: 56 Age: 22 Localisation: Vierzon Paris desu Date d'inscription: 31/05/2007
 | Sujet: Re: Inauguration-desu Mer 6 Juin - 19:33 | |
| J'ai eu soudain une inspiration pour un Haiku : Oh les beau fascho Des qu'on critique on se tait. C'est le point Godwin. A vous les studio. _________________  |
|  | | desu Habitué des lieux

 Nombre de messages: 56 Age: 22 Localisation: Vierzon Paris desu Date d'inscription: 31/05/2007
 | Sujet: Re: Inauguration-desu Mer 6 Juin - 19:35 | |
| Petite nouveauté. Je mets le pied dehors et je me sens plus vivant que jamais, alors que l’orage qui pointait depuis deux jours finit par éclater. La soudaine pluie chaude et dense me frappe et me remet un peu les idées en place. Rapidement, je m’éloigne de l’immeuble tout neuf de ma psy pour m’engouffrer dans le métro. Mais en sentant soudainement l’air sec et l’odeur de pisse, je me retourne et ressort sous la pluie battante, observé par un couple affable et trempé. Je commence a avoir les pieds qui baignent, et un peu fasciné par le reflets des phares des voitures qui passent par centaine, je laisse mon esprit vagabonder en regardant les enormes goutte taper sur le bitume. Je ne risque pas d’etre plus mouillé que je le suis deja, alors je passoit a coté d’un clochard sur un banc et je ne fais plus rien, j’écoute tomber la pluie dans son grondement assourdissant, parfois coupé par le tonnere qui rale au loin. L’orage s’éloigne surement, et c’est l’impression que c’est ainsi que se finit ma vie de sale RMIste. Le clochard a coté de moi s’éveille a moitié, et attrape une canette posée par terre. Il semble ne porter absolument aucune attention a la pluie. Il grommelle mais je ne comprend pas ce qu’il dit. Et puis, voyant surement que je le regardais, il se tourne vers moi.
« T’as pas un clope ? -J’aimerais bien… -Merde…T’en veut ? »
Il me tend sa canette usée.
« C’est de l’eau, mais c’est mieux que de boire de la merde. »
Je prend une gorgée de son eau de pluie, soignesement collectée dans une canette de biere Leader price. Un instant j’arrete de penser, et revenant a moi, je remarque qu’il ne pleut plus. Mais tout est completement trempé, le sol est couvert de feuilles humides réduites en bouillies par le passage des 4x4 urbains. Je jete un nouveau coup d’œil au clochard. J’ai commencé a memoriser son visage, par dela ses cheveux hirsute et sa barbe blonde dégueulasse. Il a l’air pas si vieux. La cinquantaine surement, il a le visage carré, usé par sa vie de mendiant. Il a l’air plutot costaud, il porte un vieux Tshirt brun de surfeur, a la mode dans les année 80, et une jeans sale qui ressemble au mien. Ca pourrait etre moi dans le futur. Sauf que j’ai plein de fric, et lui a pas eu de chance. Le pire, c’est que sur le moment, j’ai rien a lui donner. Lui, il me regarde de temps en temps, et puis il insulte les gens qui passent, les vieilles avec leurs chien, les jeunes avec leurs chiens, les riches, les pauvres, les blancs, les noirs, les chretiens, les musulmans, les non croyants, les gauchistes, les mecs de droites, les anarcho, les punks, les poufs, les goth, les wesh, tout le monde y passent. Sauf moi, parce que je suis a coté de lui. Comme il a prit la pluie, il ne pue pas. Je me leve finalement et je jete un coup d’œil a l’heure. J’ai passé deux heure assis a coté de ce type. J’enleve ma montre et je lui tend.
« Je te la file si tu me dit ton nom. -Max. Mais je veux pas de ta montre. -Je te dois un truc pour la flotte. -L’eau pluie, c’est un cadeau du monde pour nous. Offre ta montre au monde. -Prend ma chemise alors. -Nah. » Il ricane, dévoilant ses dents cassées et marron. Mais son sourire a lui est vrai, et ça m’impressionne. Maintenant que je suis immensément riche, j’ai envie d’être un clochard. Je lui demande :
« Tu crois que y’a un mec qui gouverne le monde ? -Bof… -Tu es sur ? -Si y’en a un, je l’emmerde. -Je lui dirais de ta part, si je le trouve. »
J’ai enlevé ma chemise en parlant, et le lui donne. Il la prend, ça me tire un petit sourire. Les gens se tournent pour me regarder, torse nu dans la rue mouillée. Max les insultes chacun selon son air, son look. « Donne moi ton chien que je l’encule ». « Ta casquette est mal mise, couillon ». « C’est pas encore halloween, trouduc ». « Pourquoi tu te marre ? » Ca, il le dit pour moi. Je me casse en me marrant, après l’avoir salué. Max. Le métro pue toujours, mais la, j’ai froid.
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|  | | Kao Dictatrice des lieux

 Nombre de messages: 266 Age: 21 Localisation: Un peu trop partout en ce moment! Date d'inscription: 17/04/2007
 | Sujet: Re: Inauguration-desu Mer 6 Juin - 19:43 | |
| Arf j'adore le personnage du mendiant qui insulte tout ce qui passe On s'y prend vraiment dans l'histoire dès le début, pas trop ni pas assez de description, impec'. |
|  | | desu Habitué des lieux

 Nombre de messages: 56 Age: 22 Localisation: Vierzon Paris desu Date d'inscription: 31/05/2007
 | Sujet: Re: Inauguration-desu Mer 6 Juin - 22:23 | |
| En fait, c'est une preview exclu de mon nouveau roman ^^^. Le pitch ? Un mec parano au possible gagne le gros lot et decide de rejoindre l'underground pour faire assassiner ceux qu'il croit etre les illuminatis de service. Le secret ? C'est un remake d'Alice au Pays des Merveilles. Ce qui est vrai ce qui est faux, vous le jugerez vous meme hehe... _________________  |
|  | | Alf Mais c'est qu'il s'attache!

 Nombre de messages: 197 Age: 18 Localisation: C'est quoi une loque à Lisation ? O_o Date d'inscription: 19/04/2007
 | Sujet: Re: Inauguration-desu Jeu 7 Juin - 19:34 | |
| C'est du beau boulot, j'adore : ) |
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